Transférés – Kate Blair

CHRONIQUE LIVRE #266 : Transférés – Kate Blair

Résumé :

 

 

Dans un futur proche, l’humanité a trouvé le moyen de soigner toutes les maladies : les transférer aux criminels, dont la quasi-totalité vient des ghettos, maintenus au ban d’une société qui touche à la perfection. C’est dans ce monde qu’est née Talia Hale. À 16 ans, elle est la fille chérie d’un politique qui se voit déjà Premier ministre d’Angleterre. Atteinte d’un simple rhume, elle doit subir son premier transfert. Mais à l’hôpital, Talia sauve une petite fille d’une agression. Une petite fille qui vit seule avec son grand frère, Galien, dans les ghettos. Grâce à Galien, Talia découvre l’envers du décor et l’horreur d’un système où seuls les plus riches ont le droit à la santé.

 
 
 
 
 
 


AVIS :


 

Je remercie les éditions Michel Lafon et plus particulièrement Camille pour l’envoi !

 

Je vais vraiment avoir  du mal à écrire mon avis sur ce livre. Cela fait déjà quelques minutes que je cherche quoi vous dire et que j’essaye de trouver les mots juste pour vous faire comprendre pourquoi je n’ai pas apprécié et pourquoi je suis si déçue.
J’ai été tout de suite intéressée par le résumé. J’aime beaucoup les univers dystopiques et celui-ci me tentait pas mal surtout car il m’avait l’air de sortir un peu des sentiers battus. Vous connaissez tous le principe des dystopies, un univers fictionnel où règne une société qui dirige et contrôle tout le monde, une héroïne qui cherche à briser ses chaînes etc… Rien de nouveau sous le soleil… Et c’est là qu’entre en scène « Transférés ». En lisant le résumé, je pensais avoir trouvé un univers qui changeait un peu de ce qu’on avait l’habitude de voir. Et malheureusement je n’ai pas été bluffée par ce que l’auteur nous propose.

Ce qui m’a tout de suite plu et qui m’a fortement intriguée c’est le thème de cette dystopie. Nombreux sont les livres sur le marché qui mettent en scène ce genre d’histoire, mais minimes sont ceux qui sortent un peu de l’ordinaire. Quand j’ai lu le speech, j’ai trouvé le concept très original et vraiment innovant. Pour une fois ça change ! On retrouve les codes d’une dystopie normale, mais ici un thème prédomine, c’est la maladie. Et j’ai trouvé ça hyper intéressant. On nous explique qu’un simple rhume peut prendre une ampleur énorme, que ceux qui sont tombent malade se font transférés leurs microbes à des criminels qui purgent leur peine de cette manière. L’idée de départ est vraiment bonne, mais là où ça coince à mon sens c’est dans la construction de l’histoire. Pour moi ce n’est pas assez développé.
J’aurais aimé être plongée dans cet univers en en sachant davantage. On est complètement parachuté dans le livre, on suit directement Talia, sans qu’on nous ait un peu présenté plus en profondeur l’univers. J’aurais aimé en savoir davantage, j’aurais aimé savoir comment ce système de transferts a été mis en place etc… C’était assez déstabilisant et je dois dire que ça m’a manqué de ne pas avoir plus d’informations.

 
 

– Désolée ! Je risque de te rendre malade.
Mais mon père se penche en avant et me serre très fort contre lui.
J’enfouis ma tête contre son épaule. J’espère que je n’étale pas de la morve sur son costume à rayures noires.

 
 

Mis à part le fait que l’univers ne soit pas assez approfondi à mon goût, c’est surtout l’histoire qui fait que c’est une grosse déception pour moi.
Je m’attendais à quelque chose de tellement plus poussé. Je pensais qu’il allait se passer mille et une choses, qu’on allait apprendre des secrets fracassants, que j’allais être prise entre deux feux, que j’allais avoir une bonne dose d’adrénaline et au final je n’ai rien ressenti de tout ça. Aucune pression, aucune urgence. J’ai trouvé l’intrigue assez banale : la petite gosse de riche trouve le système normal et respectable jusqu’à ce qu’elle rencontre LE garçon des bas fonds pauvre et révolté qui va lui faire ouvrir les yeux sur le vrai visage de la société actuelle et sur leur manière de vivre. S’ensuit une sorte de bataille qui n’en est pas vraiment une. Je ne sais pas je n’ai pas été convaincue et j’en suis la première déçue car c’est un bouquin qui avait selon moi un énorme potentiel avec cette idée de base de transférer les maladies, mais l’auteur a pour moi fait quelque chose de trop simple et de trop mou, alors que ça aurait pu être mille fois plus intense.

Je n’ai pas non plus réussi à m’attacher aux personnages. Certains ont un passé ou une vie difficile mais je n’ai pas réussi à me dire que je les aimais bien ou que j’aurais du mal à les quitter. Je me suis sentie spectatrice et non actrice du roman, j’étais sans cesse en extérieur du roman sans vraiment être plongée dans l’histoire, je n’ai pas ressenti de sentiment particulier vis à vis de ce qu’ils vivaient. Bien que les personnages principaux soient très sympas et très butés, je ne me suis pas forcément accroché à eux.
J’ai trouvé également que les liens qui se tissent entre Talia et Galien sont beaucoup trop rapides. Ils se font confiance en très peu de temps alors qu’ils sont radicalement différents. Comment arrive-t-elle à faire confiance aussi vite a une personne qu’elle ne connaît que de vue ? J’ai trouvé cette alliance et cette amitié beaucoup trop rapide, c’était du coup peu crédible à mes yeux.

 
 

Ça reste une histoire divertissante, ce n’est pas du tout un mauvais livre, mais pour moi, il n’est pas à la hauteur de ce qu’on peut trouver aujourd’hui en matière de dystopie young-adult.
Je trouvais que ça mettait longtemps à se mettre en place alors que le livre n’est vraiment pas long. La plume est assez simple et à la portée de tous et ce qui est dommage c’est que j’ai trouvé que l’auteur passait beaucoup trop vite sur certains passages qui auraient pu être nettement plus creusés. Je me suis un peu ennuyé je dois bien l’avouer, je n’ai pas été emportée par l’intrigue alors que je m’attendais à adorer. J’ai quand même aimé tout le côté politique du roman, avec les élections du père etc…

La fin est quant à elle, plutôt sympa mais ça reste très ouvert, j’ai encore pleins de questions qui resteront sans réponses. J’ai quand même apprécié la note finale d’espoir même si pour moi ce ne sera pas une lecture qui me restera en tête bien longtemps, j’ai tout de même passé un agréable moment avec « Transférés ». Je ne peux pas vous dire de ne pas tenter car c’est simplement mon avis personnel et mes goûts, mais ce n’est pas une dystopie que je vous recommanderais en premier lieu. Ça reste une sympathique découverte, alors si vous voulez essayez lancez vous ! 🙂

 
 

*Quand je suis arrivée à la moitié et que j’ai compris que ce serait une déception*

 
 

En espérant que cette chronique vous ai donné envie,

 
 

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2 réflexions sur “Transférés – Kate Blair

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