UNDERGROUND – S.L. Grey

CHRONIQUE LIVRE #250 : UNDERGROUND – S.L. Grey

Résumé :


Et si la menace ne venait pas de l’extérieur ? Un virus mortel s’abat sur l’Asie et décime les populations en un temps record. Alors que l’épidémie s’étend et plonge le monde entier dans le chaos, une minorité – des survivalistes – s’est préparée à cette menace. Ils sont cinq familles à avoir investi dans ce qu’on appelle « le Sanctuaire », un luxueux complexe souterrain de survie et d’autosuffisance, censé les protéger de tout danger mortel. Les portes se referment sur eux, verrouillées et sécurisées par un code, connu d’un seul homme. Mais qui sont vraiment ces privilégiés, reclus dans leur bunker haut gamme ?

Peu à peu un équilibre semble s’établir. Jusqu’à ce qu’un corps soit découvert dans le bunker…

 
 
 
 

SORTIE PRÉVUE AUX ÉDITIONS FLEUVE NOIR LE 9 MARS 2017 !

 

 

Avis :

 

Je remercie chaleureusement les éditions Fleuve et plus particulièrement Lucile pour l’envoi d’Underground !

« Underground » mais quelle lecture captivante ! J’ai passé un excellent moment de lecture. Quand j’ai lu ce livre, je ne m’attendais à rien, je n’avais lu aucun avis, j’avais juste envie de me plonger dedans et de découvrir où ça allait nous mener. Un huis clos bien mené, qui joue avec la paranoïa du lecteur, à mi chemin entre un thriller et un roman d’apocalypse où plusieurs famille vont devoir cohabiter dans le Sanctuaire, un bunker infranchissable pour se protégé d’un virus mortel venant d’Asie.
J’ai passé un super moment. Ce ne sera pas un coup de coeur, vous comprendrez la raison un peu plus tard dans la chronique, il m’a manqué quelque chose pour que je succombe totalement, mais j’ai été en tout cas c’est certain, conquise par l’univers et par la plume de ce roman écrit à quatre mains.

Dès les premières pages on fait la connaissance de Sarita, la petite fille d’une des familles installées dans le bunker. Elle quitte sa chambre pour aller chercher son doudou qu’elle à oublié quelques étages plus bas. Paniquée à l’idée de mettre en colère son papa elle part seule. Mais elle va tomber sur un corps inanimé baignant dans son sang. Waou quelle putain entrée en matière ! J’adore ce genre de roman où on commence par nous montrer la scène qui chamboulera tout le livre et qu’après on retourne en arrière pour nous montrer comment nous en somme arrivés là et tout ce qui en découle.
Le point positif de ce roman c’est sans conteste l’ambiance qui est créer. Les auteurs Sarah Lotz et Louis Greenberg, arrivent à plonger le lecteur dans une angoisse palpable et une paranoïa grandissante. Le fait que ce soit un huis-clos et qu’on sache dès le début que tout va se passer dans le Sanctuaire et nulle part ailleurs, apportait vraiment un petit plus au roman. C’est un thème très intéréssant que j’ai toujours aimé. Pour le coup, tout le monde est suspecté, tout le monde à peur. Plus on avançais dans le roman et plus la situation se dégradait et devenait sinistre. Et ce qui est bien dans « Underground » c’est que ça se faisait progressivement. On voit chapitres après chapitres comment la situation évolue mais on ne sait pas jusqu’où elle va nous mener. Ça ne se faisait pas d’un coup, tout s’imbriquait naturellement. Les conditions de vie sont vraiment bien décrites on arrive vraiment à visualiser la scène et limite à sentir la poussière et la crasse environnante investir notre peau. Je n’ai pas été déçue.

L’autre point positif du roman et qui est à mon sens primordial, ce sont bien évidemment les personnages.
Complexes, extrêmes, phobique, courageux… Ils sont tous vraiment réussi. Même si je ne les ai pas tous apprécié et croyez-moi vous en détesterez quelques uns également, j’ai trouvé qu’ils étaient tous bien construits. Chaque famille à un petit quelque chose qui les rend bien reconnaissables. Mes préférés reste Sarita, Cait et Will. Chacun des pensionnaires à leur manière possède un trait de caractère qui nous les rend soupçonneux à un moment ou a un autre de l’histoire, et ça m’a beaucoup plu !
Je vous avouerais que j’ai eu maintes et maintes fois envie d’en baffer certains, notamment les Guthrie, racistes et extrêmes au possible, mais c’est à la fois des personnages intéréssant car ils apportent une certaine énergie au roman.
Autant c’est un point positif pour leur psychologie bluffante, autant le trop grand nombre de personnages à quand même était pour moi un petit bémol. 5 familles cohabitent dans le Sanctuaire, chacune de 2 à 4 membres, ça fait du monde vous serez d’accord ! On s’y perds facilement et ça c’est dommage car j’ai parfois confondu les prénoms, j’ai été obligé de m’y reprendre à plusieurs fois pour replacer leur situation. Heureusement au début du livre, on à une carte pour nous permettre de nous repéré et de mieux visualiser le domaine et ses occupants.

J’ai bien aimé la structure du roman mais elle manque de rythme à mon grand regret. Et c’est pour moi, le plus gros point négatif du roman.
On commence l’histoire assez lentement, on prends le temps de mettre le contexte en place, on nous présente toutes les familles qui vont louer une chambre et qu’on va suivre tout au long de livre. J’ai apprécié même si parfois j’aurais aimé que ce soit peut-être un peu plus rapide, la plume est tellement entraînante qu’on ne fait pas vraiment attention aux petites longueurs de cette première partie. Mais par la suite, cela deviens plus pesant. Le livre fait quand même 400 pages et je pense qu’il aurait mérité d’être un peu raccourci, pour tenir plus fermement le lecteur en haleine.
En effet j’ai été un peu déçue par le manque d’action. Bien qu’il s’y passe des choses, malgré qu’on ai tout de même des réponses et un coup de théâtre imprévu dans les 10 dernières pages qui m’a prise au dépourvu, j’aurais aimé être un peu plus embarquée dans l’histoire.

Je vous recommande ce thriller vraiment particulier ! Un huis-clos sous fond d’apocalypse qui m’a accroché dès les premières pages. Malgré les longueurs et le manque d’action par certains moments, l’histoire en elle-même et la construction des personnages rattrape largement l’affaire et m’a fait passé un excellent moment. Alors même que vous pensez que l’histoire est terminée, les 10 dernières pages vous prouvent le contraire et chamboule tout ce que vous pensiez être vrai depuis le début.
J’ai passé un super moment de lecture, je vous le conseille si vous aimez les huis-clos bourré de tension. Entre paranoïa et survie, « Underground » est un page-turner qui n’a pas fini de vous faire douter…

 

*Moi quand j’ai commencé à lire les premier chapitres*

 
 

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