Dans le labyrinthe – Sigge Eklund

CHRONIQUE #231 : Dans le labyrinthe – Sigge Eklund

Résumé :

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Un soir de mai, dans une banlieue cossue de Stockholm, Magda, une fillette de onze ans, disparaît mystérieusement de sa chambre. Après plusieurs jours d’investigations, la police en vient à soupçonner le père, Martin. Quatre proches de la victime se mettent à la recherche d’indices qui permettraient de la retrouver : Åsa, sa mère, brillante psychologue qui s’enfonce dans une profonde dépression ; Martin, l’éditeur talentueux à la double vie ; Tom, son loyal collaborateur à l’ambition dévorante ; et Katja, l’infirmière scolaire qui a découvert ce que cachait la petite fille.
Ces quatre voix entraînent le lecteur dans un labyrinthe de confessions troublantes.

 
 
 
 

SORTIE PRÉVUE AUX EDITIONS PIRANHA LE 2 FEVRIER 2017 !

 

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Je ne vais malheureusement pas être très tendre avec ce roman tout simplement car je n’ai pas accroché, mais alors pas du tout.
Je remercie grandement les éditions Piranha pour l’envoi de ce bouquin qui me tentait énormément.
Cela faisait longtemps que je n’avais pas été autant déçue par un livre. Peut-être parce que j’en attendais beaucoup ? Peut-être parce que la couverture et le résumé me faisaient penser que j’allais être transporté dans un univers qui me plairait… Quoi qu’il en soit, j’ai eu beaucoup de mal à en venir à bout et c’est pour cela que je traîne cette chronique depuis quelques jours déjà.

J’aurais adoré aimer ce bouquin.
Ce sujet de disparition d’enfant est souvent choisi par les auteurs. C’est un thème que j’aime beaucoup, c’est horrible de dire ça, mais je trouve que si c’est bien fait, ça peut vraiment être bouleversant et faire passer au lecteur un excellent moment de lecture. Mais là ça a pêché à plusieurs endroits.
Déjà, premier bémol pour moi, je trouve que c’est pas très bien traité et mal développé. Je ne vais pas aller jusqu’à dire que c’est mauvais car l’auteur a passé du temps sur son histoire et qu’elle doit lui plaire, mais j’ai vraiment pas été happée une seule seconde. Le lecteur est sensé quand même être chamboulé par les parents, il doit ressentir de la peine, de la colère, on doit être concentré sur le déroulement de l’enquête, ce qui se passe, les indices etc… Et là… Zéro intérêt pour moi, aucune compassion. Je n’ai ressenti aucune émotion à travers la plume de Sigge Eklund. Dans la quatrième on nous dit que le mari, Martin est soupçonné. Je pensais qu’on allait, je ne sais pas remonter dans le temps pour connaître son passé, pourquoi il est soupçonné, alors oui on apprend des choses mais trop peu à mon sens, ce n’est pas vraiment concentré sur ça et c’est ce qui est vraiment dommage.

Pour le coup le fait que ça manque cruellement de rythme rend le tout assez ennuyant. C’est pas addictif, ça bouge pas, c’est assez plat. Je n’avais vraiment pas l’impression d’avancer et de débloquer des portes jusqu’au grand final. Autre point qui pour moi m’a dérangé mais qui plait néanmoins à certains : les longueurs. Il y en a beaucoup trop pour moi. Je ne suis pas contre dans certains genres littéraires de développer certains passages mais là c’était trop. On passe parfois plusieurs pages dans une description d’un truc qui n’a aucune utilité au roman, je me demandais parfois quel intérêt cela allait apporter de savoir tout ça. C’est une des choses qui m’a vraiment refroidie, ça me faisait encore plus décrocher, alors que j’avais envie de me cramponner à la trame qui est vraiment intéressante, j’avais envie de rentrer dans l’histoire mais à mon grand regret je n’ai jamais réussi.

Roman noir, ou à suspense, thriller ou oeuvre d’ambiance, appelez-le comme vous voulez. J’entamais ce bouquin en imaginant une ambiance vraiment angoissante, oppressante et sombre et le livre n’est absolument pas comme ça. Encore un point qui m’a déçue car vraiment ça aurait pu l’être mais le fait que ce soit assez lisse gâche ce côté angoissant qui aurait pu transpirer des pages.

 

Point positif tout de même pour l’alternance des points de vue. J’adore, j’adore, j’adore ça dans les thrillers. Le fait d’alterner entre les personnages et ne pas rester coincé que sur un, ça permet vraiment de tous les découvrir et au fur et à mesure de l’intrigue voir quels liens ils entretiennent etc… C’était très intéressant.
Malheureusement ça entraîne pour moi un autre point négatif. Je me suis pas mal emmêlé les pinceaux entre les époques. Soit je suis pas très futée soit j’étais tellement pas dans l’histoire que je n’arrivais pas à suivre. Parfois on passe d’un paragraphe à un autre du passé, à un souvenir. Puis on change de personnage et on est au présent, c’était hyper perturbant et ça m’a rendu vraiment difficile la compréhension du roman dans sa globalité. Peut-être trop de flashbacks pour moi.
Les personnages ont également des personnalités qui ont fait que je n’ai réussi à m’attacher à aucun d’eux. Comme je l’ai déjà dit, si on accroche aux personnages la moitié du travail est fait. Ici, je n’ai rien ressenti pour eux. Aucun déchirement face à une mère qui a perdu son enfant, je n’ai pas ressenti sa peine, je n’ai pas eu le cœur brisé ni meurtri. Ils sont tous assez spéciaux à mon sens.

Je terminerais sur la plume de l’auteur et c’est ce qui à vraiment fait que je suis pas rentrée dedans dès les premières lignes, c’est tout à fait personnel mais je n’ai pas accroché. Elle est assez simple mais j’ai souvent besoin de plume qui m’entraîne dans leur univers et là ce n’était pas du tout immersif.
C’est écrit de manière hyper détachée, j’ai trouvé qu’au lieu de nous happer dans son intrigue, ça met le lecteur justement plutôt en retrait. Même quand on est du point de vue d’Asa par exemple ce n’est jamais écrit à la première personne ce qui fait que c’est assez impersonnel et c’est un côté qui ma dérangé car je n’arrivais jamais à la cerner et à la comprendre.

Pour résumer, je reste vraiment sur ma faim avec ce bouquin, je n’ai pas eu toutes mes réponses, j’ai trouvé que tout ne s’imbriquait pas vraiment bien, certaines révélations sortent avec beaucoup trop de facilité alors que j’aurais aimé qu’on ait besoin de plus batailler pour qu’on nous lâche le morceau.
« Dans le labyrinthe » est un roman qui trouvera sûrement son public, je n’étais tout simplement pas la cible je pense. Il aborde en tout cas un sujet très intéressant et les points de vue multiples sont très sympas, mais pour moi ça manquait de chien !
Je ne recommande pas forcément vu mon expérience de lecture, mais ne vous laissez pas non plus totalement décourager, s’il vous fait de l’œil tentez-le on ne sait jamais !

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