Le parfum de l’hellébore – Cathy Bonidan

CHRONIQUE LIVRE #225 : Le parfum de l’hellébore – Cathy Bonidan

Résumé :

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Derrière les grilles du centre psychiatrique Falret, s’épanouissent les hellébores, ces fleurs dont on pensait qu’elles soignaient la folie. Est-ce le secret de Serge, le jardinier taciturne qui veille sur les lieux, pour calmer les crises de Gilles ? Toujours est-il que le petit garçon, autiste de onze ans, s’ouvre au monde en sa présence. Deux jeunes filles observent leur étrange et tendre manège, loin des grandes leçons des médecins du centre. Anne a dix-huit ans, c’est la nièce du directeur. Fuyant un passé compromettant, elle a coupé tout lien avec ses proches, si ce n’est sa meilleure amie, avec qui elle correspond en cachette. Elle se lie d’amitié avec Béatrice, malicieuse jeune fille de treize ans, qui toise son anorexie d’un œil moqueur, pensant garder le contrôle des choses. Mais rien ne va se passer comme prévu.

 
 

Avis : Je remercie l’équipe d’Anne & Arnaud pour l’envoi de ce roman qui m’a beaucoup touché. Quand on me l’a proposé j’hésitais à dire oui, ne sachant pas si j’allais apprécier, et la conclusion est que j’ai bien fait de tenter le coup. Ne restez pas cloisonnés dans vos genres littéraire de prédilection, parfois vous pouvez vous laissez surprendre par des livres dont vous ne soupçonniez pas la beauté. 
Petite déception pour la couverture, j’avais aperçu celle des manuscrits qui me plaisait beaucoup plus. Néanmoins elle correspond parfaitement au récit, et puis ce n’est qu’un détail, ne nous attardons pas dessus plus que nécessaire.

Ce bouquin est un petit chamboulement.
Très vite j’ai été sensible à la plume de l’auteur, qui à travers ses personnages nous fait ressentir tout un tas d’émotions. Je suis passée par l’étonnement, la colère, la joie, l’incompréhension. Mais aussi la peine et l’envie de connaître le fin mot de cette histoire.
Le bouquin se découpe en deux parties bien distinctes : la première nous suivons Anne, la nièce du directeur de Falret. Jeune femme de 18 ans elle aide au centre psychiatrique et fait la connaissance de Béatrice, Gilles et Serge le jardinier dont nous allons suivre le quotidien à travers des lettres envoyées à sa meilleure amie. En parallèle nous suivons également l’histoire à travers le journal intime de la jeune Béatrice. J’ai vraiment trouvé sympa le fait qu’on ait deux points de vue différents. Les deux filles sont aussi très différentes, ce qui donnait un vrai rythme au roman. Être à ce point immergé dans ce centre psychiatrique nous permet vraiment de suivre l’évolution des résidents, leurs échecs comme leurs progrès.

Ce n’est pas un coup de cœur, non loin de là car, autant j’ai A-DO-RÉ la première partie, La seconde m’a laissé un goût amer. Je suis restée plutôt en retrait. Je n’accrochais pas au chemin choisi par l’auteur, j’étais vraiment déçue de quitter Anne, Béatrice et les autres pour suivre, bien des années plus tard Sophie, étudiante, tentant de reconstituer le passé pour écrire son roman.
Pourquoi couper net ce rythme qui me prenait aux tripes ? Pourquoi bouleverser le roman et changer complètement de bord ? Je n’ai pas compris ce revirement et j’ai finalement terminé le roman sur un avis mitigé malgré l’excellente première partie qui m’a beaucoup plu et énormément intéressé.

Vous n’êtes pas sans savoir que je suis passionnée par tout ce qui touche à la psychologie. Alors quand on plonge le lecteur au cœur d’un centre psychiatrique pour les jeunes, vous êtes sûr que cela va me plaire.
Anorexie, peur dévorante, schizophrénie… Totalement ma came. De ce point de vue là, chapeau à l’auteur car sa plume addictive, juste et poétique fournit énormément de détails et rend l’histoire incroyablement crédible et déchirante par moments.

Pour résumer, même si j’ai été nettement moins emballée par la seconde moitié du roman, la première vaut clairement la peine de se pencher sur ce roman.
Lumineux et magnifique « Le parfum de l’hellébore » est un récit qui se dévore en un rien de temps.
Je recommande plutôt deux fois qu’une !

 
 

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