Les Démoniaques – Mattias Köping

CHRONIQUE LIVRE #176 : Les Démoniaques – Mattias Köping

(390 pages) – 21 €

Résumé :

1507-1

 
 
 
 
 

Drogues, meurtres, esclaves sexuelles, pédophilie. Au cœur d’un village qui borde l’autoroute, entre marécages lugubres et forêts profondes, un monstre se déploie.

Depuis la Souille, son repère situé au cœur de la forêt, l’Ours dirige son clan d’une poigne de fer et repousse chaque jour les frontières de son empire criminel.

Sa fille Kimy n’a qu’une obsession : attendre froidement l’heure de la vengeance. Car si personne ne se souvient de son visage, nul n’oubliera sa colère.

 
 
 
 
 
 
 
 
 

Avis : Waouh quel putain de livre. « Les démoniaques » n’est décidément pas un livre à mettre entre toutes les mains. Dérangeant et obscène, Mattias Köping, lâche une réelle bombe dans le genre thriller.
A ne lire que si vous avez le cœur bien accroché, je vous aurais prévenus !
Je remercie grandement les éditions RING pour l’envoi et la découverte de ce bouquin qui me restera longtemps en mémoire.

En quelques mots, de quoi ça parle ?
On fait la connaissance, de la pire des façons je dois bien l’avouer, d’une adolescente du nom de Kimy. 16 ans, dealeuse pour le compte de son père, plus gros proxénète de la région, elle ne rêve plus que de vengeance. Je ne pourrais mieux résumer ce livre qu’avec l’ultime ligne du résumé  : « Car si personne ne se souvient de son visage, nul n’oubliera sa colère ». Vous imaginez bien que ça m’a vite donné envie de le lire !

Je savais, bien avant de commencer ce roman que ce serait une histoire qui me bouleverserait.
On plonge dans un univers perverti, crade, grossier, indécent. Entre viol, pédophilie, violence et meurtre, l’auteur vogue sur une vague à la limite de l’insupportable. C’est très dur, très très dur. On suit cette ado, la propre fille de « L’Ours » comme il se fait appeler. Mais on le suit également lui dans ses trafics, ainsi que d’autres protagonistes tout aussi pourris les uns que les autres.
C’est une ambiance hyper glauque, qui met, dès les premières lignes du roman, très mal à l’aise. La plume est à l’image des personnages : vous l’aurez deviné sans censure ni retenue. Alors si vous n’y êtes pas un tantinet préparé, vous n’arriverez pas à poursuivre votre lecture. Là où je pensais mettre quelques jours à le terminer, je l’ai finalement dévoré en une journée. Pourquoi ? Parce que c’est réellement addictif. On a envie de voir comment Kimy va mettre en place sa vengeance, on a envie de voir son salopard de père plonger pour tous les actes innommables qu’il a fait. On a envie de le voir souffrir, de tous les voir souffrir. Et ça marche. On dévore les chapitres les uns après les autres, on est complètement happés dans cet univers, et je dois bien avouer que j’ai adoré !

Les personnages sont très bien construits. L’auteur arrive à nous montrer toutes les facettes des personnages. Là bien sûr vous vous doutez bien qu’ils ne sont pas trop lisses et sans intérêt pour moi, avec « Les démoniaques » on a rien du monde des bisounours ou d’un livre jeunesse quelconque. J’ai beaucoup aimé Kimy et à la fois j’ai eu du mal avec elle. C’est contradictoire au possible je vous l’accorde, mais je dois dire que d’un côté j’ai eu beaucoup d’empathie et énormément de peine pour elle et pour tout ce qu’elle a dû traverser et ce qu’elle traverse encore. J’ai eu le cœur brisé par cette ado qui dès le plus jeune âge est née sous la mauvaise étoile. Elle n’a vraiment pas eu le choix que de grandir bien plus vite que les autres jeunes et de se forger cette espèce de carapace pour se bloquer du monde. Et c’est cette carapace d’ironie, de rudesse qui m’a déplu. Mais comment lui en vouloir ? Oui elle est directe et sans gêne, mais comment être autrement avec son passé ?

Pour conclure, j’ai vraiment adoré ce livre, il m’a fait passer par énormément d’émotions. Beaucoup de colère et d’incompréhension vous vous en doutez. Les sujets abordés sont extrêmement délicats, mais c’est bien fait et ça rend la lecture très addictive. Ayez le cœur bien accroché vraiment si vous voulez tenter cette lecture, c’est hard et obscène je le répète, il y est question de viol, de proxénétisme, de drogues, de violence mais aussi de pédophilie. C’est un concentré de terreur et de tout ce qu’il y a de plus mauvais.
Mais, en tournant la dernière page du roman, on ne peut que constater que Mattias Köping nous a pris à la gorge et pond un réel ovni dans la littérature française.
Une réussite ! Je recommande.

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2 réflexions sur “Les Démoniaques – Mattias Köping

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