Les batailles d’Hastings – Eric Haviland

CHRONIQUE LIVRE #129 : Les batailles d’Hastings – Eric Haviland

(120 pages) – 5,90€

Résumé :

9782253098669-001-T

 
 
 
 

« Espèce d’idiote ! Pourquoi tu m’as fait ce coup-là ?

Pourquoi ? Je ne t’aimais pas beaucoup, d’ailleurs personne ne t’aimait. Alors pourquoi moi ? Pour que je n’oublie jamais ce que j’ai vu quand j’ai ouvert la porte de notre chambre au Collège d’Hastings ?

Tu avais pourtant l’air heureuse, l’autre jour au match de rugby et puis après au pub.

Tu étais presque jolie, j’étais même jalouse.

Tu m’emmerdes, Cynthia, et je ne savais pas qu’on pouvait avoir tant de chagrin. »

 
 
 
 
 
 

Avis : Je remercie les éditions « Le livre de poche » pour cet envoi et pour leur confiance.

J’étais hyper curieuse de découvrir ce petit roman, 120 petites pages choc et intenses qu’il me tardait de dévorer. Je l’ai lu d’une traite, je pense que si vous prenez trop votre temps, vous perdez ce petit truc qui fait qu’on capte vraiment toutes les émotions que l’auteur veux nous transmettre dans cette courte histoire et ce serait dommage.

Je ne peux pas dire que ce soit un coup de cœur, car par moment Eric Haviland m’a perdue. Peut-être trop de flashbacks, trop de retours en arrière sans indication qui m’ont embrouillés et qui, par la suite, me faisait me demander, où il comptait réellement nous emmener. Ce serait je pense le seul point négatif à l’horizon.

Il n’y a aucun chapitre, le texte nous donne l’impression que l’auteur l’a écrit d’un seul jet, qu’il nous le balance comme ça, brut, sans relecture, sans se poser ni réfléchir au sens propre du roman. Et je trouve ça génial. J’aime beaucoup ce genre de livres courts, ça ne rend le sujet que plus percutant.

Venons en au fait, car c’est tout de même ce qu’il y a de plus croustillant.
J’ai aimé la manière dont la mort et le suicide sont abordés. Notre personnage principal Eleanor, une adolescente bien sous tous rapports, pénètre dans sa chambre d’internat et là c’est la descente aux enfers : elle découvre sa colocataire pendue, inerte. Choc, incompréhension, colère. J’ai adoré son personnage et en même temps je l’ai détesté. C’est assez paradoxal mais je pense que vous pouvez comprendre mon point de vue, je m’explique : je n’ai pas aimé sa personnalité trop revêche et je ne sais pas, elle a ce côté hautain que j’ai ressenti et qui m’a vraiment déplu, et en même temps j’ai aimé sa profondeur et la force de ses sentiments. Elle n’a aucun filtre, aucun masque pour le lecteur. Elle est clairement énervée et remontée contre Cynthia qui, d’une certaine manière l’oblige à vivre avec son suicide. Eleanor n’a rien demandé et du jour au lendemain elle doit continuer à vivre tous les jours comme les autres adolescentes de son âge. Mais elle n’arrive plus à se préoccuper de choses futiles après la découverte atroce de Cynthia.

Je trouve qu’Eric Haviland décrit avec beaucoup de justesse, et de dramatisme aussi il faut se l’avouer, ce passage de l’adolescence à l’âge adulte. Ce basculement de l’enfance à quelque chose d’autre à cause d’un événement tragique. C’est fugace, inattendu, et pourtant ça a énormément d’impact sur Eleanor. La plume est fluide, ça se lit très bien.

Je voudrais vous conseiller ce petit livre, je trouve qu’il vaut vraiment le détour, j’ai passé un bon moment de lecture, malgré le fait que je me sois à plusieurs moments perdue, j’ai apprécié découvrir « Les batailles d’Hastings » et je vous le recommande fortement s’il est sur votre liste d’envie, avec les livres de poches, pas besoin de culpabiliser, faites vous plaisir ! 😉

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s