Froid comme la mort – Antonio Manzini

CHRONIQUE LIVRE #102 : Froid comme la mort – Antonio Manzini

(250 pages)

Résumé :

froid-comme-la-mort-758069

 

Ester Baudo est retrouvée morte dans son salon, pendue. Le reste de l’appartement a été saccagé, et ce qui semble à première vue être un suicide se révèle vite un meurtre.

On fait appel à Rocco Schiavone, ce drôle d’inspecteur, amateur de joints matinaux et de jolies femmes.

Dans la petite ville grise et froide d’Aoste, il croise et interroge les proches de la victime. Il y a Patrizio le mari, Irina, la femme de ménage biélorusse à l’origine de la découverte du cadavre, ou encore celle qui semble avoir été la seule amie de la défunte, Adalgisa.

Si la vie de la victime se dessine peu à peu, le mystère reste entier.

Qui pouvait bien en vouloir à la calme et tranquille Ester Baudo?

 
 
 
Avis : Premier roman d’Antonio Manzini que je lis et surtout premier thriller italien il me semble que je dévore… Ah non c’est vrai j’oubliais Donato Carrisi et le fameux « Chuchoteur » que j’avais absolument adoré !
Mon avis sur « Froid comme la mort » va être moins enthousiaste, mais sachez d’ores et déjà que j’ai beaucoup apprécié ma lecture. J’en profite pour remercier les éditions Denoël pour m’avoir permis de découvrir cette histoire.

Je ne vous raconterais pas le résumé cette fois-ci car je trouve déjà que dans la quatrième de couverture, beaucoup trop de choses sont dites. C’est un thriller qui m’a complètement laissé sur les fesses. Du début à la fin il y a beaucoup d’action et à aucun moment j’ai vu les choses venir. Je me suis laissée guider par ce vice-préfet grognon au grand cœur et ses coéquipiers dans une Italie en plein hiver. J’ai adoré l’ambiance si particulière des thrillers. Il y a pleins de rebondissements, on a tout simplement pas le temps de s’ennuyer.

Un des points que je voudrais aborder c’est d’abord les noms des personnages. Alors oui, l’auteur est italien fallait pas s’attendre à Pierre ou Jacques, mais j’avoue avoir été à de nombreuses reprises perdue dans le bouquin parce que je n’arrivais plus à distinguer qui était qui. C’est un petit bémol pour moi, malgré que l’auteur n’y puisse rien, mais ça m’a empêcher d’une certaines manière de me plonger complètement dans l’histoire, je l’abordais avec une certaine retenue, obligée à certains moments de me poser quelques secondes pour réfléchir à qui le personnage principal parlait. C’était assez pénible par moment je dois avouer.
Un autre point négatif et là je pense que ça touche tout le monde et que ça peut en gêner plus d’un : la longueur des chapitres. En réalité il n’y a pas de chapitre. On suit l’enquête au jour le jour. Pour que vous compreniez mieux, le corps d’Ester est retrouvée le vendredi. Et jusqu’au samedi il n’y a pas de pause dans le récit, ce qui fait qu’on peut se retrouver avec des « chapitres » de plus de 70 pages sans pause. Je dois dire que d’habitude ça me dérange beaucoup mais pour le coup, j’ai tellement dévoré ce thriller que c’est passé assez vite.

Je ne vous parlerais pas de l’intrigue en elle-même je tiens vraiment à ce que vous plongiez dedans les yeux fermés et que vous savouriez ce petit bouquin. L’auteur nous présente plusieurs personnages qu’on pourrait identifier comme des suspects et au fur et à mesure qu’on avance dans l’intrigue, on comprend que certains sont innocents ou ne sont pas les coupables pour ce crime-ci. C’était très habile de sa part de nous embrouiller de cette manière. J’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir également que le suicide-meurtre de la victime n’était pas la seule intrigue de ce bouquin. En effet, Antonio Manzini mêle également une affaire du passé de son personnage Rocco. C’est intelligent.

Bien sûr comment clore cette chronique sans vous parler de Rocco en lui-même. Je l’adore, je pense qu’il n’y a pas d’autres mots. Il est grognon, macho, brusque, cinglant… Mais qu’est-ce qu’il a bon cœur. Je n’ai jamais aimé les personnages trop lisses, ceux sans histoires, sans fêlures, sans faiblesses. J’aime les personnages qui ont du répondant et et un humour piquant. Et Rocco Shiavone à toutes ces qualités. Il sait se faire respecter et en même temps on ne peut s’empêcher de sourire parfois à cause des réactions qu’il peut avoir. Il ronchonne mais il est là pour ses amis et j’ai vraiment passé un bon moment en sa compagnie.

Je vous recommande ce petit thriller qui est vraiment soft n’ayez crainte vous n’aurez aucun mal à vous endormir la nuit. Il saura vous embrouiller et défaire toutes vos certitudes… Ne pensez pas avoir deviné la finalité de cette enquête, vous vous tromperez à coup sur 😉
« Froid comme la mort » est le genre de livre bien écrit, trépidant, à suspense, avec des personnages hauts en couleur qui sortent de l’ordinaire pour vous faire passer un bon moment. Je conseille !

Pour la note : 15,5/20.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s