MELAN – INTERVIEW (LA VINGTAINE)

melan gif

Capture d’écran 2015-11-09 à 22.33.24Jeune rappeur de Toulouse, Melan fait parti du collectif « Omerta Musik » et a sorti fin 2015 son troisième projet solo « La Vingtaine » sur lequel il travaillait depuis un bout de temps. Un timbre de voix propre à

lui et des sons plus anciens mais très appréciés comme « Catharsis » ou encore « 12ème étage », font de cet album, une réussite. Á suivre de près. Capture d’écran 2015-11-09 à 22.33.28

 

jiji

 

QUESTIONS SUR LE PROJET :

– Tu as sorti la vingtaine il y a maintenant quelques semaines, quels en sont les retours, en es-tu content ?

Melan : Je m’attendais à  ce qu’il y ait des critiques sur le fait qu’il y ait pas mal de feats. C’est souvent décevant pour un album solo, mais je n’en ai pas eu. Je pense que les feats ont leur place dans ce premier album, et vont dans le sens du projet donc des bons retours. Et ouais je suis content, enfin surtout que ce soit enfin fini, que le projet soit la physiquement… Parce que c’est un putain de paquet de centaines d’heures de taff.

– Peux tu nous expliquer comment t’es venu l’idée de cette cover ?

Melan : A la base cette photo est une photo test, on faisait le repérage pour savoir si c’était cool ou pas. Il devait y avoir une flaque de sang, une feuille gribouillée, un flingue dans la main, la tête devait être à moitié explosée dans un gâteau blanc d’anniversaire. Comme si j’avais buté une part de moi dans cet album et que je pouvais passer à autre chose. Mais au final, j’ai trouvé que la photo test était bien plus subtile, que celle qu’on voulait faire était trop trash. Et puis c’est bien chacun se fait son opinion: je dors, je suis mort, je suis saoul… Enfin ce que les gens veulent quoi. Mais je trouve que le message est là, sans avoir besoin de mettre tout en oeuvre pour qu’on matérialise directement l’idée de base.

– On sait que cela fait quelques temps déjà que tu travailles sur cet album, comment as-tu sélectionné les sons qui allaient y apparaître ?

Melan : Mmh… Il y ‘a les sons que j’ai fait sachant que je voulais les mettre dedans en les créant et ceux qui se sont retrouvés là avec le temps. Si un morceau marche 3 ans après l’avoir fais, qu’il ne vieillit pas mal, c’est sûrement qu’il a sa place. 

– Tu as fait beaucoup de feats sur « La vingtaine », comment cela s’est déroulé, c’est toi qui les as contactés, pourquoi choisir ces artistes ? 

Melan : C’est que des gens que j’apprécie et qui m’apprécient aussi. 80% c’est des gens que je vois presque au quotidien, le reste c’est des gens que je respecte pour leur taff avec qui ont se croisait souvent dans toute la France pour des concerts en commun, on a sympathisé et décidé de faire du son ensemble. Que du kiff. Pas d’histoire de feat pour faire des feats, pour profité de la notoriété d’un tel ou d’un tel. J’ai pas le temps pour ça. 

– Quels sont les prochains artistes avec qui tu te verrais bien collaborer ?

Melan : J’ai pas d’artistes en particulier avec qui j’aimerai collaborer, c’est d’abord du feeling. si je m’entends bien avec quelqu’un et que j’aime son peura et que c’est réciproque la question se pose pas longtemps, et on trouve un morceau à kicker ensemble, on s’invite les uns les autres. Tout dépend de la personne pour moi, pas que de l’artiste.

– Parlons maintenant du morceau « YAYA », c’est un très joli morceau sur ta grand-mère, il était important pour toi de mettre ce son sur l’album ? Si oui, pourquoi? 

Melan : C’est son cadeau d’anniversaire de l’été 2013, un texte que je lui ai fait en live sur une face b touchante avec une guitare tout ça… Un an plus tard, je me suis dis « putain ça ferai un bon truc dans l’album, une touche personnelle, mes origines tout ça ». Swed m’a envoyé une prod c’était parfait. Je l’ai enregistré ça a donné le morceau définitif « Yaya » puis l’été j’ me suis dis « j’vais le clipper, montrer l’ambiance de chez moi en Espagne ». C’est important de savoir être reconnaissant envers les anciens de sa famille qui nous ont lavé le cul. Du coup c’est avant tout un cadeau pour cette grande femme. Par la suite un voyage introspectif et familial dans l’album. 

– Ecrire en catalan c’est dur pour toi, ou ça te vient naturellement ? 

Melan : Pour ce morceau c’est venu naturellement. Quand je suis là-bas je parle la langue à longueur de journée et niveau inspi j’avais de quoi raconter des choses. Mais quand je passe trop de temps en France sans être immergé dans les terres catalanes c’est plus compliqué, je le fais rarement. J’aime bien l’ambiance que ça dégage. J’ai mélangé espagnol et catalan dans le texte, j’ me prend pas la tête, je me fous que ce soit parfait. Ça vient du cœur, je l’exprime, bref je préfère être là-bas pour écrire en catalan.

– En 3 adjectifs décris nous ta musique. 

Melan : Personnel. J’en met qu’un, sinon on pourrait en mettre plein… 

– Tu accompagnes souvent tes nouveaux morceaux sur Youtube avec un clip, est-ce que l’image est importante pour toi ? Peux tu nous révéler quels sont les prochains clips qui vont sortir, s’il y en a de prévu ?

Melan : Ouais j’aime travailler ça avec du visuel. Je trouve que ça donne une force au son quand c’est bien fait. Ça me permet d’ajouter ma vision personnelle à quelque chose qui est seulement audible. Je ne sors pas que des sons avec des clips mais bon de nos jours des fois sortir un sons sans rien ça passe tellement à la trappe… Les gens zappent, écoutent beaucoup moins quand ils voient pas de visuel avec… Je kiff le cinéma, le fait qu’on puisse tourner des choses, même minimalistes et avec les moyens du bord, ça me plaît.

– La sortie de l’album est toute récente, prépare-tu déjà la suite ? Un prochain album qui sait ? Ou de futurs projets ?

Melan : J’ai plein de trucs… Vu que j’ai fait pas mal de feats sur La vingtaine, j’en ai pas encore fait ou juste quelques uns pour des refrains pour le prochain. Je suis productif, peu être trop, je crée beaucoup mais ça rame à sortir. Tout faire tout seul prend du temps. J’ai un projet en commun avec Fhat.r qui va sortir d’ici très peu de temps, quelques mois maximum. Un album Omerta qui est déjà très très avancé qu’il faut qu’on finisse. Chacun a sa vie et c’est pas évident d’être là tous ensemble pour taffer. Puis pour un deuxième album j’ai déjà entre 20 et 30 solos… Je vais virer ceux que j’aime pas, il y a toujours des sons qui ne sortiront jamais, puis si j’ai toujours trop de sons, je sortirai un petit projet gratuit avant le deuxième album. Je sais pas faut que j’y réfléchisse mais pourquoi pas. 

– Pourquoi avoir intégré des sons assez anciens à cet album ? 

Melan : Parce qu’il fallait que ça sorte… Y’a des sons qui m’ont tenu à cœur. Je voulais qu’ils soient quelque part, que je puisse être content dans 5 ans de pas les avoir laisser dans un dossier perdu sur un pc qui rame.

– Ton timbre de voix énervé est facilement reconnaissable, as-tu des inspirations pour le flow et la manière de poser ?

Melan : J’ai l’impression que beaucoup de flows se ressemblent et que beaucoup de timbres de voix se ressemblent aussi… Si on peut me comparer, on ne peu pas le faire sur l’objectivité de tout mes projets. Ou je trouve avoir un truc original que d’autres ne font pas. Des sons comme Guitara Trista et Yaya restent super originaux j’ai jamais trouvé ça dans d’autres albums. Je me distingue de cette manière là je pense… Puis les thèmes, les écrits, les cris… Je sais pas. Je pense que ce qui nous inspire ne doit pas être retranscrit par un copié collé.

TES DERNIERS AVIS :

– Notre blog n’est pas seulement dédié au rap on y parle également de livres, alors dernier livre lu que tu as beaucoup aimé ?

Melan : 1984.

–  Ton dernier morceau coup de cœur de rap français que tu te passes en boucle ?

Melan : Sinik – Tard le soir.

– Tout morceaux confondus, quel est ton top 3 des sons dont tu es le plus fier, que tu préfères réécouter ?

Melan : Oula c’est pas mon truc ça. Tu sais dans nos équipes part chez nous on est très critiques, sur nous même encore plus. Du coup tout est de la merde haha. C’est peut-être en pensant comme ça qu’on essaye de faire de notre mieux. Pour que ce soit le moins de la merde possible, aucune idée.

– Dernier kiff niveau série ou film ?

Melan : The revenant.

– La dernière chose qui t’a fait rire a en avoir mal au ventre ?

Melan : La parodie de Maskey sur SCH.

– Ton top 5 de tes rappeurs français préférés de tous les temps ?

Melan : Alala ça non plus c’est pas mon truc. Je sais pas… Francais en plus. Fonky Family, Arsenik, Ideal J, Salif, Sinik, Keny Arkana, Scylla, Pejmaxx, Youssoupha sur quelques sons, Lunatic, IAM… Impossible de faire un top 5 et impossible de penser à tout le monde.

– Ta famille écoute-t-elle tes morceaux ? Et si oui, qu’en pense-t-elle ?

Melan : J’essaye d’éviter qu’elle puisse écouter. C’est personnel, j’exprime des choses dont je ne parle pas avec eux .J’éloigne tout mes album de ma daronne, elle va se bouffer l’esprit si elle écoute ce genre de truc. Mais oui ils tombent dessus, et puis les cousins la famille tout ça. On se foutait de ma gueule quand j’étais petit. Ils commencent à voir que j’ai pas mal de scène que je concrétise avec un album aboutit. Donc ils sont fiers je pense.

INTERVIEW « BALANCE » :

– Ton pire et ton meilleur souvenir de ta carrière d’artiste ?

Melan : Y’a 2 semaine je suis sur scène et une meuf sort son téléphone au premier rang avec le flash tout ça, elle filme et me dit « aller vas-y Melan fais un freestyle ». Quelle horreur ! Par la suite elle est monté sur scène casser les couilles. Y’a des gens qui peuvent te péter le délire… Et aussi quand t’as mal quelque part, douleurs à la tête, que t’es en mal être alors que t’es sensé tout niquer pendant 1h… C’est dur… Mais souvent ça se voit pas… Meilleur souvenir y’en a trop, quand les gens se mettent à pogoter pour le dernier son, quand je tombe sur scène aussi, quand on se jette dans la foule à slamer comme des punks. Chaque scène on voyage, on rigole, on kiff !

– Ta plus grosse bêtise étant ado que tu n’as jamais pu avouer à ta mère ?

Melan : Mes plus grosses bêtises sont des délits. Pour les autres c’est des trucs que je peux pas dire.

– Tu cites souvent l’alcool et l’herbe dans tes morceaux, alors quel est ton plus gros vice ?

Melan : La clope.

– Si on te proposait un rôle au cinéma, tu serais chaud ?

Melan : La machine est en route. Surprise. J’ai pas le droit d’en parler.

– A choisir, un feat avec Booba ou Nekfeu ?

Melan : Aucun des deux, sauf si j’apprécie la personne.

– Tu as des haters comme chaque rappeur, est-ce que tu te souviens d’un commentaire en particulier qui t’ai fait rire ? Sous tes vidéos ou autres réseaux sociaux ?

Melan : Vous allez avoir mal au yeux. Faut que je retrouve ça je vais vous faire un copié collé.

« Melan est un faussaire en versification subversive, plus précisément un jusqu’au-boutiste en pleurnicherie (par victimisation mensongère) qui cherche à usurper le statut de bonhomme courageux et combattif. En vérité, tout son discours de pseudo-moralistes « qui lutte et tient contre vents et marées » n’est que forfanterie mythomaniaque. Il se cache derrière une fausse image de type de valeurs et stoïque qu’il n’a jamais été et lorsque l’on casse cette image et dénonce l’imposteur pervers qu’il y a derrière il recours à la diffamation par inversion des rôles et se victimise dans sa peur inavouée de voir sa couverture être compromise. »

Je vous ai pris celui qui a le plus de cerveau, d’autres sont niveau CP. Il écrit bien c’est dommage qu’il écrive sur moi il perd son temps. C’est toujours des pseudos anonymes. Ça me fais rire et ça m’énerve parce que je suis très humain, un mec qui vient me casser les couilles en face ça se passerait pas comme ça, dans la rue ça se passe pas comme ça. Mais faut en rire parce que ça sert à rien donc j’essaye de pas m’exciter. Mais c’est dur. J’ai du couché avec son ex, j’ai pas trouvé d’autre explication haha.

– Pour les deux dernières questions on va te mettre à contribution : pour nous montrer ton talent en impro, fais rimer ton insulte préférée.

Melan : Ouvre toi l’aorte, jvais te faire boire le jus du cul du chat,
auto féla, boxe toi la glotte cul d’jatte.
C’est nul….

– Et enfin pour clore cette interview, envoi nous un selfie de ta plus belle grimace !  

Melan : J’ai pas d’appareil photo du côté « selfie » sur mon téléphone mais…

2016-02-03 13.33.35

– Quelle est la chose qu’on ne t’a pas demandée mais que tu aimerais nous dire  ?

Melan : Quelle est la recette de la morbiflette (ce n’est pas pour tuer quelqu’un en la biflant si bien que c’est très attrayant comme alternative).

Donc la morbiflette :
Temps de préparation : 30 minutes
Temps de cuisson : 20 minutes

Ingrédients (pour 4 personnes) :
– 1 gros oignon
– 300 g de lardons
– 10 pommes de terre
– 300 g de Morbier

Préparation de la recette :
Cuire les pommes de terre à la vapeur puis les éplucher.
Les couper en rondelles et les disposer dans un plat allant au four.
Ensuite faire revenir les oignons ainsi que les lardons et les verser sur les pommes de terre.
Couper le Morbier en lamelles et en garnir le plat.
Mettre le tout au four a 240°C pendant 20 minutes.

Remarques :
Servir avec une salade verte.

Boisson conseillée :
Vin du Jura, Chardonnay.

 

On se quitte sur cette jolie recette haha, encore un grand merci à Melan pour sa gentillesse et le fait qu’il ait pris le temps de nous répondre ! On a corrigé le max de fautes t’en fais pas 😉
On espère que vous aurez apprécié cette interview, n’oubliez pas « LA VINGTAINE » est toujours dispo !! Allez choppez ça !
u48hN85
Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s