SUJET 375 – Nikki Owen

CHRONIQUE LIVRE #49 : SUJET 375 – Nikki Owen

(419 pages)

Résumé :

« Spécialisée en chirurgie réparatrice, le Dr Maria Cruz-Banderras, 33 ans, paraissait promise à un brillant avenir. Et puis tout a volé en éclats. Aujourd’hui, la jeune femme est accusée du meurtre d’un prêtre catholique.
Soumise à des interrogatoires précis et répétés, Maria sent le monde se dérober sous ses pieds. Bien qu’elle persiste à clamer son innocence, toutes les évidences semblent se liguer contre elle : son alibi, qui ne tient pas la route, et les tests ADN, confirmant qu’elle se trouvait bien sur les lieux du crime au moment clé.
Atteinte du syndrome d’Asperger, Maria se souvient de tout… sauf de ce qui est le plus important pour elle. Harcelée par ses thérapeutes, elle va puiser dans ses exceptionnelles facultés pour tenter de découvrir ce qui s’est réellement passé. Mais sa mémoire est-elle une alliée fiable ? Endroits étranges, personnages plus étranges encore… Le puzzle dont la jeune femme s’efforce de rassembler les morceaux n’est peut-être qu’une illusion de plus. A moins de croire à des années de mensonges et de faux-semblants… »

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Avis : Bien avant son résumé, la première chose qui m’avait attiré dans ce bouquin c’était sa couverture. J’ai tout d’abord pensé à une histoire dans un hôpital psychiatrique… Bon je n’y étais pas je vous l’accorde mais presque ahah. Les éditions super 8 font toujours des livres sublimes avec des tranches colorées qui donnent réellement envie de dévorer le bouquin, ce qui a été le cas pour moi ici encore. Si vous aussi vous désirez commencer ce bouquin vous ne savez vraiment pas dans quoi vous mettez les pieds. Je m’explique : SUJET 375 est ce genre de thriller psychologique qui vous retourne complètement le cerveau. Pas dans la manière où on est persuadé de savoir qui est enfin le tueur après des chapitres et que finalement c’est tout autre chose mais dans la façon qu’a l’auteur de nous mettre à la place de Maria et de nous faire douter de la sincérité de tout le monde. Ce livre est très réussi rien que pour la manière dont il nous retourne le cerveau complètement. Vraiment c’est un bon thriller, sans gore ni vraiment d’enquête à proprement parler mais ça je vais vous en reparler plus bas faut restez pour le savoir 😉

L’histoire commence simplement. On fait la connaissance de Maria Martinez, une doctoresse qui, à la suite d’une inculpation pour meurtre, dont elle ne se souvient pas, se retrouve en prison. On la retrouve donc le jour de son entrée en milieu carcéral. On ne sait rien d’elle, de ce qu’elle a vraiment fait ou pas, on apprend simplement qu’elle est victime du syndrome d’Asperger, un spectre autistique. S’ensuit durant tout le livre chaque étape où Maria va essayer de démêler les informations stockées dans son cerveau pour essayer peu à peu de nous éclairer et de l’éclairer elle-même sur qui elle est vraiment, une meurtrière ou un sujet d’une étrange expérience ?

Un des choses que j’ai vraiment aimé c’est le fait qu’on va suivre deux temps différents.
Tout d’abord, on suit Maria quand elle est avec Kurt son thérapeute. Ils sont donc en thérapie et on suit ses explications pour comprendre comment elle en est arrivé là et au fur et à mesure qu’elle explique tout cela on est plongés dans ses souvenirs et on vit sa situation au jour le jour en prison. C’était une très bonne idée de l’auteur de construire comme ça son histoire, ça nous permet à nous lecteurs, de ne pas nous ennuyer et de sans cesse renouveler le récit en y incorporant des petits détails qui, au chapitre suivant, se révèle être quelque chose d’important qui déclenchera un souvenir à Maria ou une simple idée. Sans trop vous en dire, on ne sait plus qui croire ni quoi penser au fur et à mesure qu’on tourne les pages. On a de la peine pour ce docteur qui se retrouve en prison pour meurtre alors qu’elle soutient ne pas avoir fait de mal à ce prêtre. Alors l’a-t-elle vraiment fait ? Ou a-t-elle une maladie mentale ? Pourquoi écrit-elle à longueur de journée dans son carnet ? D’ou viennent ces étranges souvenirs qui lui reviennent et cet homme aux yeux noirs ? Tout un tas de questions qui entretiennent cette paranoïa qui est constante durant tout le livre. On est complètement plongés dans la peau de Maria à vouloir enfin savoir qu’est-ce qui se passe, qui lui veut du mal et surtout pourquoi !

Si je devais accorder un seul et unique adjectif à ce bouquin ce serait : addictif. C’est ce genre de bouquin qui cultive vraiment le fait de ne pas savoir durant toute la moitié du livre si Maria est folle, si tout ce qu’elle décrit ne se passe qu’uniquement dans sa tête ou si c’est bien réel et c’est ça qui rend l’histoire si crédible c’est qu’on est au cœur de tout ça et qu’on essaie de démêler le vrai du faux. Là ou l’auteur à vraiment réussi son pari avec ce livre c’est dans l’atmosphère qu’elle a créé. Très vite, on comprend qu’il y a un complot, mais on ne sait pas qui le dirige, qui en sont les membres et pourquoi. Ne sachant pas qui sont les gentils ni les méchants, Maria ne peux savoir si les amis de son père sont de son côté ou s’ils veulent l’utiliser. La pauvre Maria mélange les faits, croit voir des choses à travers son cerveau malade elle ne distingue plus ce qui est réel de l’imaginaire. Malgré nous on se méfie de chacune des personnes qui adressent la parole à Maria, est-elle de confiance ou non? Fait-elle partie du M15 ou est-elle son allié ? Car la pauvre est perdue, elle a été piégée et tout le monde essaie de la faire passer pour folle.
Pour ça bien sûr je ne vous en dirais pas un mot (non non pas besoin de me faire les yeux doux ce sera niet :p)

Par contre, nous n’avons des réponses à nos questions qu’au bout de 250 pages. A partir de ce moment là et jusqu’à la fin, le puzzle commence vraiment à se former pour enfin entrapercevoir la vérité. Le rythme s’accélère grandement et sa donne vraiment envie de savoir le fin mot de cette histoire.

Pour parler brièvement des personnages j’ai bien aimé suivre Maria. La manière dont cela est raconté ne nous permet pas vraiment, nous en tant que lecteur, de se sentir proche du personnage principal qui est Maria et pourtant on ne peut qu’être empathique pour sa situation et ce qu’elle traverse. Cela ne doit vraiment pas être facile de ne pas savoir qui on est ni à qui se fier.

Un des derniers points que j’aimerais aborder (promis après j’ai fini ahah) c’est le côté médical du livre. C’est riche en vocabulaire et en définition, pour moi qui aime beaucoup tout ce qui touche à la psychologie et aux maladies mentales (asile, etc…) ce livre est GÉ-NIAL. Il informe, montre les caractéristiques d’une maladie, etc… On ressent que l’auteur a fait des recherches et n’a pas simplement balancé des mots comme ça au hasard.

Enfin pour clore cette chronique j’aimerais dire encore un grand merci aux éditions Super 8 pour cet envoi je me suis régalé du début à la fin. SUJET 375 est le premier tome d’une trilogie qui ne manque pas d’adrénaline et j’ai passé un agréable moment de lecture. Je vous le conseille, en plus d’être beau il était bon. Paranoïa, complots, drogue et faux-semblants se mêlent pour une histoire qui se vit à 200 à l’heure !

Pour la note : 16/20.

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